23/08/2010

Comment organiser une #veille concurrentielle internationale ?

michelveille.pngLes entreprises intervenant sur les marchés internationaux ont deux besoins de veille concurrentielle distincts :

  • Au siège, la direction marketing et la direction commerciale doivent tout connaître des mouvements de la concurrence de façon globale,
  • Mais aussi, localement, les équipes commerciales doivent avoir une vision précise de leur environnement immédiat, à savoir leur zone géographique d'action.

Je n'évoquerais pas ici, même si c'est une dimension essentielle, la mise en œuvre d'une politique volontariste de contribution spontanée des acteurs sur le terrain, ce sujet pouvant faire rapidement l'objet de thèses sur le management d'entreprises.

Mais les deux besoins évoqués couvrent des mises en œuvre techniques avec une solution d'intelligence économique apparemment opposés.

Pour le siège, surveiller chacun de ses concurrents sur des sources d'information évidemment qualifiées, est relativement simple : construire une collecte automatisée avec comme requête les noms des entreprises, de leurs dirigeants, de leurs produits permet de proposer une bonne couverture du sujet.

L'information obtenue sera alors classée en fonction de chacun des concurrents.

Mais pour l'équipe commerciale locale, cette organisation ne conviendra pas. En effet, il faudrait reconstruire des veilles spécialisées par zone géographique, afin de pouvoir disposer de dossiers organisés par zone justement : avant d'aller voir un prospect, je dois disposer des news sur la zone Asie Pacifique, pas le reste du monde.

Or, la mise en route d'une telle veille n'est pas simple et même va faire double emploi avec la veille précédente.

Elle n'est pas simple parce qu'il faut préciser pour chaque collecte la zone sur laquelle on cherche : Asie Pacifique c'est Chine, Japon, Vietnam, etc, mais aussi Hong-Kong, Hanoï...

Bref, pour chaque question préciser le où.

Elle fera double emploi, car les informations auront aussi été reçues pour la veille centrale. Donc, des doublons.

Profitons donc du travail fait pour le siège !

Si, au moment du traitement des informations obtenus par le siège, le veilleur indique par un attribut (métadonnée) la ou les zones géographiques concernées par l'article, il est ensuite facile d'automatiser le reclassement de ces documents dans des rubriques géographiques.

Le plan de classement des documents est donc découpé en deux grandes parties : une partie Corporate et une partie Zones géographiques.

Ainsi, tous les besoins sont satisfaits : le siège qui dispose de l'information mondiale organisée par concurrent, et l'équipe locale qui dispose de l'information organisée pour sa région.

 

Michel Raimbault